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dimanche 19 mars 2017

Des progrès au trail de l'Oignon Doux : mon récit

En pleine préparation pour le trail de Lodève, j'enchaîne les courses, non pas pour accrocher des dossards et jouer la compet' mais juste pour m'entraîner et accumuler les kilomètres d'une manière plus ludique que le faire seule. Donc je les fais en mode escargot, sans forcer. Sauf une course. Celle ci. Le trail de l'Oignon Doux, par le Ceven'Trail. Déjà parce que je me sens en forme, je me sens d'accélérer et de voir si j'ai progressé, d'autant plus que j'ai deux chronos de références : 3h20 en 2012 (mon 2ème trail) et 3h en 2013. Alors c'est parti pour une édition 2017 à fond les ballons !

Le Céven' Trail séduit de plus en plus de coureurs. L'édition 2017 est, tout comme l'année dernière, bien remplie. Et pour cause, plusieurs formats sont proposés (de 11 à 100km) dans un cadre baignant de verdure et de reliefs bien marqués, et l'ambiance qui y règne est extraordinaire. Cette année encore, je n'ai pas été déçue.

L'EDITION 2012 EN IMAGES !
Si vous êtes curieux de me voir à mes débuts... voici une petite édition sur l'édition 2012 ! Oui, ça date... j'avais quelques kilos en plus, je débutais, mais j'ai toujours pris le même plaisir ;-) Merci à Runmygeek pour la vidéo.


MON EDITION 2017 EN QUELQUES MOTS
Départ 14H. Pour une fois, je pars à fond la caisse ! Enfin disons à une allure seuil un peu soutenue. J'avais peut d'être coincée dans les premières montées. Car le parcours, je le connais dans l'ensemble, il y a beaucoup de sentiers étroits, alors si t'es coincé derrière des coureurs qui galopent un peu moins vite que toi, ben tu bougonnes dans ton coin ;-)
Mais là c'est top, j'arrive dans la première montée (après 3km de plat) avec des coureurs qui semblent avoir mon niveau. Nous doublons quelques filles et deux gars, mais dans l'ensemble, nous gardons un bon rythme. Je cours dès que je peux, je marche vite, et ça passe ! Le cadre est entraînant en plus, et plus nous nous élevons, meilleure est la vue.

5,5km et 310mD+ avalés en 41'
Pas le temps d'admirer, on attaque la descente avec mon groupe (oui, j'aime bien dire ça ;-) ) composé d'une fille (tee-shirt jaune ;-) ) et 3 gars. Ca file vite, on me dit même que je vole de rochers en rochers ! Ce sont les entraînements au Pic Saint Loup qui payent ça ;-) Le sentier en dévers c'est la vraie galère, mais les Cascadia accrochent bien, mieux que les chaussures du pauvre traileur (tee-shirt jaune manche longue je crois) qui nous fait une belle pirouette juste devant moi !

8,4km, 1h02
Arboux. Nous ne faisons que passer, requinqués par les chaleureux encouragements des supporters et bénévoles. Un peu de bitume avant de ré-attaquer sur la 2ème petite grimpette du jour. Ça monte et ça descend jusqu'au petit village de Costubague. Village atypique, fait de murs et d'escaliers en pierres, que nous traversons avant d'enchaîner sur la suite.

11km/450mD+, 1h18
Bon, clairement, j'en suis à un peu plus de la moitié, mais ce qui reste est costaud. Le trajet jusqu'au ravitaillement, bien que ludique, varié et des plus agréables, est assez long pour beaucoup. Moi je connais, et je sais que ça monte encore jusque là. Beaucoup d'échanges avec les autres coureurs animent ma course, je rencontre des personnes de tout horizon, certains débutent, d'autres sont plus expérimentés, mais nous sommes tous unis dans l'effort. C'est à peu près par là que je discute avec deux amis, l'un plus en forme aujourd'hui que l'autre et qui encourage ce dernier. Quelle solidarité ! Les pauvres, je leur avoue que le ravito n'est pas tout près et surtout, qu'après, ça monte encore pas mal !

Ravitaillement, 13km/680mD+ en 1h42
Je ne m'arête pas au ravito de Mandagout, j'ai tout ce qu'il faut dans le sac et je bois et m'alimente correctement depuis le départ. Tout est ok, je pars directement sur la petite descente qui précède... l'ascension... qui elle même précède... le mur ! Oui ça fait beaucoup tout ça me diriez-vous, mais c'est comme ça que je l'ai vécu !
Jusqu'au 15ème km c'est super, au début ça descend avec des petites monotraces et des traversées de rivière, puis le sentier remonte légèrement. J'arrive bien à relancer, j'ai vraiment la forme aujourd'hui ;-) Je cours sur les faux plats. On s'engouffre dans le vallon qui nous permettra d'accéder au col des Mourèzes. L'air se rafraîchit dans ce vallon assez encaissé, la pente s'accentue, ça commence à être difficile. Heureusement, je rencontre un traileur avec qui on échange longuement. Un homme et une femme nous rejoignent, on se motive comme on peut, allez les amis c'est presque fini ! Presque fini, c'est pas tout à fait vrai d'ailleurs, nous arrivons seulement au col...

16km/860mD+ en 2h11
Le mur. Encore que, cette année ils ont un peu modifié le parcours, on contourne un peu le raidillon, mais bon le déniv est toujours là... Perso je craque complètement et me fait doubler par 4 personnes ! Non mais oh ! ;-)

Et puis voilà l'antenne, marquant le point haut du parcours et le début de la dernière descente, c'est la délivrance. C'est donc le moment d'accélérer, de tout donner ! Chemin, sentier, sentier, chemin je double un, deux, trois, cinq ou six coureurs. Au moins 3 traileurs sont à l'arrêt à cause de crampes dans cette descente, c'est fou ! Moi je me suis trouvée un compère hors-pair, prénommé Emile, que j'entraîne d'abord, mais dès que ça devient plus roulant en entrant dans le haut du village, il reprend les commandes et me booste à fond pour finir ! En accélérant, je retrouve même la femme au tee-shirt jaune avec qui nous avons fait la première montée. Nous franchissons, main dans la main, la ligne d'arrivée.

Quelle belle course ! Pas sûre que je me sois déjà autant "donnée" sur une course tout en continuant à papoter à droite et à gauche ;-) Cela fait 4 ans que je fais du trail, mais il n'y a que depuis que je suis au Saint Mathieu Athlétic et que, donc, je m'entraîne avec sérieux et régularité, que je me sens comme renaître. Une nouvelle version de moi, un peu plus course que rando...
Et le chrono tombe... 2h37 ! 15èmeF et 11èmeSEF


Je tiens à remercier les organisateurs bien sur, pour cette très belle course, tous les amis du club qui ont couru/encouragé et toutes les personnes fantastiques que j'ai croisé sur ce parcours ! Et ma maman aussi... vous savez que sur toutes les courses que je fais, mon téléphone n'arête pas de "biper", ce sont ses messages d'encouragement...

Je n'ai pas pris de photo, mais Zinzin (Denis Clerc, journaliste France 3) a tout filmé, il était présent sur le 21 pour accompagner sa chère et tendre :

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