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lundi 27 février 2017

SAUTA ROC 2017 : récit d'une course pas comme les autres...

J'avais presque déjà commencé à écrire ce récit avant même de prendre le départ. Je ne me voyais pas autrement que finir cette course, satisfaite de m'être donné à 100%. Mais... tout ne s'est pas passé comme prévu, et pourtant : j'ai franchi cette ligne d'arrivée, j'étais fraîche et ravie du choix que j'avais fait.

Dimanche matin, 8h.
Les coureurs arrivent au compte goutte sur le parking de l'un des plus beaux villages de France : Saint Guilhem-le-Désert, point de départ de cette Sauta Roc 2017. Avec mon compagnon dans le sport et dans la vie, nous sommes en bonne place puisque nous avons dormi là, tout près de la ligne de départ ! No stress, le bonheur d'avoir un petit fourgon aménagé ;-) 
Un haut niveau est annoncé, beaucoup de figures connues et surtout, je retrouve bon nombre de coureurs de mon club, le Saint Mathieu Athlétic. Une bonne ambiance, un soleil radieux ; même pas un seul nuage ne semble venir gâcher cette si belle journée. Les jambes répondent bien, quelques foulées par ci par là, je croise les copines et les copains : Thierry, Pierre, Damien, José, Céline, Marine, Roxane... l'échauffement passe finalement très vite !
9h30, une photo et c'est parti !
Le départ est donné sur la place principale, devant l'abbaye (classée patrimoine mondial de l'UNESCO). Ca part à vive allure pour ce 1er kilomètre dans le village. Je pars un peu vite également... Connaissant le parcours, si tu ne te places pas correctement dès le départ, tu t'en mordras les doigts très rapidement ! C'est à ce moment là que je rencontre Arnaud, lecteur de Trail&CO :-) Mais je suis tellement concentrée sur là où je mets les pieds et sur ma respiration que je n'entame guère la conversation... désolée !
Après 2km, le sentier se rétrécit. J'ai de la chance je suis dans un groupe à mon niveau, je peux ralentir légèrement le rythme élevé du départ et profiter. Enfin profiter, c'est un grand mot, car jusqu'au 8ème km, ça grimpe ! Je marche un peu dans la portion 6-8km pour garder du jus pour la suite. C'est l'occasion de discuter un peu avec les copains du jours, notamment un couple avec qui je resterai presque toute la course. Toute cette première partie se déroule en sous-bois, via un petit sentier très étroit qui serpente dans la verdure.

Nous avons déjà fait presque la moitié du dénivelé total. La portion plus roulante en faux plats montant/descendant permet de récupérer et d'accélérer. On passe de l'autre côté de la montagne et on commence à apercevoir le massif de la Séranne. Une fois le ravitaillement passé, j'entame la descente vers l'ermitage. Technique comme j'aime ! Ce qui me permet de doubler quelques coureurs. Les jambes ne sont pas au sommet de leur forme mais j'arrive à garder un bon rythme (pour moi) et, surtout, je suis constante tout en gardant de l'énergie pour la suite.
La suite tiens, la voilà, la 2ème difficulté du jour, environ 300mD+. Bon, et bien... je marche ! Disons que je m'entraîne en vue du Trail des Terrasses du Lodévois ;-) Et marcher ouvre des discussions, je rencontre Ben (je crois) qui me reconnaît et avec qui nous échangeons quelques mots. Il finit par partir devant, plus en forme que moi aujourd'hui ! Vers le 15ème km (ouf, il en reste une dizaine seulement !), il y a une longue portion de chemin en faux plat montant. Qu'est ce que je ne l'aime pas celle là ! Et c'est pourtant là qu'il ne faut pas lâcher, mais relancer. Alors je prends mon mal en patience, je m'accroche et hop j'essaie d'atteindre la 2ème descente technique le plus rapidement possible. J'en profite pour faire le bilan. Je suis plutôt en forme, je ne me suis pas mise dans le rouge au début, c'est de bonne augure pour la suite.

Mais il est temps d'arrêter de penser, l'esprit étant réquisitionné pour cette portion technique à souhait ! Et ça file, je suis un coureur, 4 ou 5 autres sont derrière moi, tous au même rythme mais attention de ne pas perdre le fil au risque de se faire une cheville ou pire ! Une fois en bas, nous sommes au km 18 et j'en suis à 2h30 de course. Ce qui est plutôt pas mal, par un rapide calcul, du genre 20' de montée et 25' de descente = une arrivée possible aux environs de 3h15-20. Ce qui serait topissime !!!

12h35, fin de la course
J'entame cette dernière difficulté, que je connais bien d'ailleurs, et là, juste devant, qui vois-je ? Mon cher et tendre... en pleine hypo ! Et pas la petite, il tient à peine debout. Il me demande de continuer mais... je sais que l'ascension est longue, le ravito loin et aucun bénévole dans le coin. Je n'y ai pas réfléchi longtemps, et vous vous douterez bien qu'en le voyant ainsi, je n'allais pas passer mon chemin ! Je l'ai accompagné jusqu'au ravito où ambulance et médecin étaient présents pour prendre ses constantes et l'hydrater. Après 15min, et avec l'autorisation du médecin, il a voulu redescendre jusqu'à l'arrivée en marchant (pas fan de l'ambulance ;-) ). Ce que nous avons fait. Nous ne sommes même pas arrivés derniers, pas mal non ? Insignifiant oui je sais. Il va maintenant très bien et c'était très sympa de partager ce petit moment à deux. SAUTA ROC je reviendrai, et je finirai. Un jour ;-)
Crédit Photos @Daniel Bonnet 
Si vous vous demandez encore si la Sauta Roc est une course à faire, je vous invite à :
👉 visionner la vidéo ci-dessous,
👉 noter dès aujourd'hui dans votre agenda la date d'ouverture des inscriptions,
👉 venir découvrir les sentiers de Saint Guilhem-le-Désert
Vous verrez que vous ne le regretterez pas ! Merci Temps Course pour l'organisation

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