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vendredi 16 septembre 2016

Grand Peric : Escapade minérale dans le Capcir

Partons découvrir l'un des plus beaux massifs de France, un site authentique de haute montagne à la beauté saisissante. Situé à l'extrémité orientale de la chaîne des Pyrénées, le massif du Capcir-Carlit fait partie des premiers hauts sommets pyrénéens (Carlit 2921m). Classé Natura 2000, le site offre une biodiversité incroyable avec des cascades de lacs, d'immenses plateaux herbeux et des sommets aux allures de paysages lunaires.
Un peu moins connu que le Carlit, les deux Perics forment des éperons rocheux au-dessus du lac des Camporells. Le petit Peric culmine à 2690m d'altitude, tandis que sont grand-frère pointe à 2810M. C'est sur ce dernier que je vous emmène aujourd'hui, à travers une randonnée de 2 jours, en plein coeur d'un paysage exceptionnel.

LE POINT INFO :
DEPART / ARRIVEE : lac des Bouillouses, au-dessus de Mont-Louis (66) (accès réglementé l'été, navette payante)
DISTANCE : 25km (2 jours)
DENIVELE POSITIF : 1200mD+
DIFFICULTE : Facile - Peu difficile - Assez Difficile - Difficile - Très Difficile - Extrêmement Difficile
TEMPS : 9h30 (jour 1 : 6h - jour 2 : 3h30)
REFUGE : Les Camporells (tarifs refuge : 10€/nuit et 37,5€/nuit+demi-pension)

JOUR 1 : BOUILLOUSES-PERIC-CAMPORELLS
Sans attendre, l'un des premiers points de vue s'offre rapidement à nous : le très réputé lac des Bouillouses. Un lac artificiel que nous découvrons en traversant l'imposant barrage. Les touristes y sont très nombreux en cette fin d'été, ce qui nous rend d'autant plus impatient de s'éloigner vers les sommets pour y trouver paix et tranquillité.
Du barrage, nous empruntons le GR10 en direction des Camporells. Un sentier vallonné et ombragé qui longe de tout son long le lac. Le soleil est bien présent, mais une fraîche bise nous caresse le visage. Un air pur qui vient tout droit des montagnes ! Que la montagne est belle disait le poète, et il avait bien raison.
Arrivés au bout du lac, c'est un autre paysage qui s'ouvre devant nous. Avec en ligne de mire, l'imposant objectif du jour : le grand Peric. La forêt laisse place aux plateaux herbeux et aux "pozzines". De nombreux courts d'eau rendent la progression sur le sentier ludique. Au croisement avec le GR Tour du Capcir, nous empruntons celui-ci jusqu'à la Balmeta, où le refuge fait office d'arrêt pour une pause bien méritée.
Du lieu dit la Balmeta, impossible de trouver la trace qui rejoint la combe Llosa. Nous traversons donc, hors sentiers, un grand plateau et quelques zones en sous-bois jusqu'à rejoindre, à l'entrée de cette combe, une trace jalonnée de cairns. Aucun autre balisage ici, dans cette combe très sauvage, ponctuée de rencontres avec quelques dodues marmottes. Une interface nette entre, derrière nous, les plateaux verdoyants où coulent rivières et torrents et, devant nous, un monde minéral majestueux et imposant. Un site superbe parfait pour une pause déjeuner !



L'ascension du col entre les deux Perics est régulière, et motivée par l'impatience d'apercevoir ce qu'il y a de l'autre côté du versant. D'autres montagnes ? Des lacs ? Des plateaux ? Puis viennent les choses sérieuses. Une ascension sportive qui nécessite d'avoir le pied montagnard et une certaine aisance à grimper de rochers en rochers. Autant l'ascension reste pour nous relativement facile. Autant la descente nous paraît plus compliquée...
Encore quelques efforts, car oui il en faut pour se hisser à plus de 2800m d'altitude, et nous arrivons sur un sommet relativement large en surface, marqué par une croix et une boîte aux lettres. Nous y sommes. Et le panorama à 360° nous subjugue ! Nous nous rendons compte que plusieurs traces permettent d'accepter au sommet selon les différents versants. Mais rien sur les cartes IGN ! Nous le saurons pour la prochaine fois. Pas le temps de s'attarder, une imposante masse nuageuse arrive sur nous, il est temps de redescendre.

Pic de Mortiers au fond à gauche et Petit Peric tout à droite (vue depuis le col entre les deux Perics)
La descente jusqu'au col s'effectue avec grande prudence tant les roches sont glissantes et les graviers friables. Puis deux choix s'imposent : l'itinéraire "classique" par le Petit Peric (plus court en distance mais avec du dénivelé positif supplémentaire), ou une variante "technique" par le nord dans l'immense pierrier. Honneur aux hommes cette fois, et Monsieur choisit cette deuxième option qui "lui paraît pas mal". Oui eh bien nous en reparlerons tiens...
La "trace", qui est bien marquée par des cairns, est très technique et la descente dans ce grand pierrier est plutôt "casse-gueule". Mais en faisant attention, pas de gros risques si ce n'est une petite glissade sur les fesses. Cette épreuve achevée, c'est au tour des vallons à monter/descendre pour rejoindre, tant bien que mal, les lacs des Camporells. Cette variante est très peu empruntée mais finit bien par nous conduire au superbe refuge des Camporells à un peu plus de 2200m d'altitude.


Un refuge tenu par une main de maître, une gardienne qui sait accueillir chaleureusement ses hôtes tout en assurant la propreté et la fonctionnalité des lieux. Nous y passons un agréablement moment avec les autres randonneurs, de passage tout comme nous. Des randonneurs de deux jours principalement, mais quelques uns sont aussi là pour plus longtemps (tour des Perics...).

Pour la petite histoire, j'ai été malade comme un chien cette nuit là ! Une fièvre de cheval (j'aime les comparatifs de nature... animale^^) due peut-être à la fois à une insolation et au début d'une angine. Pas évident d'être dans ces états là lors d'une nuit en refuge d'altitude !

JOUR 2 : CAMPORELLS-BOUILLOUSES
Les volets ouverts sur le lac et les deux Perics, c'est un réveil des plus spectaculaires auquel nous avons le droit. Un ciel dépourvu de nuage, une palette infinie de bleus et de verts, une eau claire où se reflette toute cette nature et au milieu de tout ça règne un calme presque surprenant.
Pour cette deuxième journée de randonnée, les options sont nombreuses : l'ascension du petit Peric avant de rejoindre la Balmetta puis les Bouillouses ou rejoindre directement le lac et le contourner soit par l'Est soit par l'Ouest (GR10, idem jour 1). Vu la forme du jour et la fièvre encore bien présente, c'est cette dernière option que nous choisissons. Plus courte, plus rapide et avec le moins de dénivelé (3h15). Mais pas la moins belle, de très beaux panoramas s'offrent encore à nous, c'est incroyable de voir qu'un même paysage, à différentes heures du jour, n'a ni les mêmes teintes, ni les mêmes perspectives. C'est un déluge de photos que nous ramenons chez nous...



MATERIEL
Pour partir deux jours en haute montagne l'été, voici quelques indispensables que j'emmène :

Sac à dos : Ferrino Lady 40L (Baroudeur Altitude)
Chaussures : Lowa Gore-Tex

4 commentaires:

  1. Passionnée de grands espaces et de trail, Romeufontaine de cœur, je connais très bien cette rando et ces magnifiques paysages.
    Si vous aimez le trail de montagne en hiver comme en été , je vous recommande " la Romeufontaine" Trail d'hiver les 21 et 22 janvier prochains ou la Kilian's Classik le 1er week-end de juillet à Font Romeu.
    Isabelle

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    1. J'en ai entendu parlé mais effectivement je n'y suis jamais allée, alors oui absolument ce sont des trails que je dois faire !!! D'ailleurs la Kilian's Classik passe dans le Carlit non ? Elle ne va pas jusqu'au Camporells, si ?

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  2. Les paysages sont vraiment très beaux et me donnent envie de me lancer dans cette petite aventure l'été prochain...

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    1. Oh oui n'hésites surtout pas, les Pyrénées c'est magique <3 De Montpellier, ce n'est qu'à 3h de route, moi-même je compte bien y aller plus souvent à partir de maintenant ;-)

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