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lundi 4 mars 2013

Trail de l'Oignon Doux : une jolie sortie dans les Cévennes

Un site d'exception pour ce trail que je fais pour la deuxième fois, puisque l'année dernière, c'est avec Virginie que je prenais le départ (deuxième trail de ma vie !) : le trail du Vigan.
La beauté du parcours, et la fin de la course qui se fait à la frontale m'ont décidée à le refaire cette année. Virginie ne pouvant malheureusement pas m'accompagner, c'est seule cette fois ci que j'ai du courir ces 21km et 950m de dénivelé positif...

Arrivée au Vigan, c'est déjà pas le même topo que l'année dernière, on a du mal à trouver de la place pour se garer, c'est évident il y a nettement plus de monde cette année. Le cardio monte déjà alors que je ne suis même pas en tenue ! Objectif ? 3h (l'année dernière nous avions mis 3h20, cette fois ci j'ai quelques mois d'entraînement derrière, bien que sur ces trois semaines je n'ai pas dépassé des footings de plus de 1h... :-()
TROIS.... DEUX..... UN..... 16h30 le départ est donné.
C'est d'abord un petit échauffement qui nous attend, avec ce départ au centre du village, le 1er kilomètre est plat. Mais très vite, les cuisses sont mises à rude épreuve pour grimper une bien longue ascension (je m'en souvenais de celle là, mais avec sa cops pour papoter, ça passait mieux !). Du mal à lancer la machine, mais ça c'est normal, je n'ai pas fait de déniv depuis pas mal de temps. On arrive ensuite à l'endroit que je préfère sur le parcours, les crêtes, qui offrent une vue imprenable sur les Cévennes et le Mont Aigoual.
Dans la descente sur l'Arboux, je rattrape pas mal de monde, je m'éclate et ça fait du bien de relâcher un peu. A partir de là, je resterai quasiment avec les mêmes traileurs, qui imposent un rythme correct mais constant. La suite, je l'a connais, ce qui me permet de bien gérer mon effort même si dans les côtes j'ai clairement un manque d'entrainement. Ca monte, ça redescend un peu, puis ça remonte jusqu'en haut du village de Mandagout, où se situe le ravito.
C'est là que ça se corse... Une LONGUE, très LONGUE montée jusqu'au col des Mourèzes, d'autant plus que la nuit tombe, et que la température, elle, descend rapidement. C'est là que d'avoir d'autres coureurs à ses côtés peut s'avérer fort utile... On parle, on s'entraide, on se remotive, et c'est pas plus mal ! Pourtant, j'abandonnerai mes deux amis traileurs au point culminant La Gastière, c'est la dernière descente, les jambes sont encore au rendez-vous.
Très vite c'est un énorme point de côté (qui va finalement s'étendre à tout le ventre) qui va me faire marcher, pas de bol, et surtout c'est récurrent et je commence à en avoir marre. Je me focalise sur ma respiration et je réussis à repartir. Certains passages sont un peu techniques, et je suis toute seule pendant cette dernière demi-heure, dans la nuit noire (Mamie il ne faut pas que tu lise ça^^). Je regarde ma montre quand un bénévole m'indique que l'arrivée est proche, 2h56, mince pour passer sous les 3h il faudrait que je m'active... CHOSE FAITE, je pars pour un sprint dans le village (c'est là que je me dis que je n'étais peut être pas tant fatiguée que ça^^), et je fonce ! Nico fera les derniers mètres avec moi, je franchis la ligne en 3h et 2s...

Cette année, je peux dire que tout était top : l'organisation, les bénévoles, le balisage, l'arrivée, l'accueil, un grand BRAVO aux organisateurs ! C'était un peu bizarre de faire la course sans Virginie, THE girl qui m'a mise au trail un an plus tôt... j'espère y retourner un jour avec elle ! Parce que le trail, au-delà des chronos, c'est bien le partage et les amis que nous nous faisons grâce à cette discipline.

1 commentaire:

  1. Bravo fanny pour ce trail. Tu as drôlement amélioré ton temps de l'an dernier.

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