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dimanche 28 août 2016

L'envoûtement du trail sur... notre intestin


Aujourd'hui, je parle d'un sujet tabou. Un mal invisible. Que dis-je un mal, non un handicap. Mais qui ne se voit pas, qu'on ne comprend pas très bien et surtout un mal dont on n'ose pas parler. Et non, beaucoup sont atteints, à plus ou moins grande intensité, mais c'est quelque chose que (on se demande bien pourquoi) l'on préfère garder pour soi... Aller, je mets les pieds dans le plat, aujourd'hui je vais vous parler de nos petits (ou gros) problèmes intestinaux...

Un handicap invisible

Il y a ceux qui mettent un nom dessus, car oui ça peut venir d'une maladie, qu'on appelle Maladie Chronique Inflammatoire (MIC), mais il y a aussi tous ceux pour qui, leur intestin est "juste" fragile et délicat. Dans les deux cas, la passion du trail, bien plus que la randonnée ou le vélo, peut se transformer en véritable cauchemar. Maux de ventre et diarrhées ne sont étonnamment pas compatibles avec nos sorties sur les sentiers.

Et pour cause, quand vous courez, vous infligez des milliers d'impact à vos intestins, et les secousses produites créent de petites déchirures et de microhémorragies. Autre problème, quand vous courrez "intensément", la vascularisation du tube digestif diminue, et il en résulte un manque d'oxygène, source de douleur et de perturbation de fonctionnement... Des symptômes qui peuvent, entre autres, expliquer quelques unes de nos situations "gênantes". 

Vous savez, ce genre de moment où vous ralentissez pour trouver un petit buisson ni trop près ni trop loin, et attendez qu'il n'y ait plus personne ni devant ni derrière ;-)
Des Bosses et Des Bulles

Rendez-vous chez le doc'
La première étape, c'est de prendre rendez-vous chez votre médecin, qui peut vous diriger vers un gastro-entérologue. Consulter permet d'éliminer (ou non) les pistes d'une MIC, d'une intolérance alimentaire ou même d'une allergie. Car dans ces cas-là, les traitements seront bien évidemment différents.


Du côté de l'alimentation
L'alimentation est le premier point qu'il faut examiner, et à la loupe ! Bien se nourrir permet souvent d'éviter de nombreuses situations gênantes. Quelques pistes qui fonctionnent bien chez moi :

Des Bosses et Des Bulles

Les fibres - A réduire au maximum avant les courses. Personnellement, j'élimine les fruits et légumes crus les jours précédents, et dans la vie de tous les jours je limite les légumes crus, je les digère beaucoup mieux cuits.
Les féculents - Faire le plein de féculents, oui, mais pas d'orgie non plus ! Etre "surchargé" n'est pas la bonne solution et vos intestins risquent de vous le faire remarquer. Par ailleurs, je préfère le riz aux pâtes, ça passe mieux voilà tout.
Le lactose - On a beau aimé ça, le lait et les produits laitiers en général ne sont pas forcément les meilleurs amis de notre système digestif. Et pour cause, ils ont un effet inflammatoire et sont très difficile à digérer. Sans les éliminer (j'aime trop le fromage pour ça !), je limite leur consommation dans la vie courante et les supprime les jours qui précèdent une course.
L'eau - Il est bon de savoir que certaines eaux du robinet peuvent nous "détraquer", l'eau de Montpellier par exemple, qui est entre autres très calcaire, donne chez certains patients de la diarrhée (c'est pas moi qui le dit mais mon médecin !^^).


D'autres solutions ?
En complément à l'alimentation, j'utilise aussi...

En prévention - J'utilise LACTIBIANE (complément alimentaire de micronutrition) en cure d'une semaine tous les mois ou tous les deux mois. Ce sont des probiotiques, et c'est justement pour éliminer ou réduire au maximum le smecta, immodium et autres produits médicamenteux. Il est également conseillé dans le cadre des MIC, en prévention d'une rechute.

En traitement - Rien d'extraordinaire de ce côté là, j'ai toujours avec moi (et même dans mes entraînements) : de l'Immodium lingual (ça fond sous la langue, très facile à prendre), du Spasfon pour les maux de ventre (en comprimés à avaler et en lyophilisés qui agissent vite à laisser fondre sous la langue), du Rennie pour l'estomac et du paracétamol quand je ne sais plus quoi utiliser ;-)

Mais attention à ne pas en abuser, certains médicaments font plus de mal que de bien, alors il faut traiter le fond du problème !


Bon, voilà, vous connaissez mes petites astuces :-) Et surtout, pour ceux qui souffrent des mêmes maux, sachez que vous n'êtes pas seuls ;-) N'hésitez pas à partager vos anecdotes et vos astuces histoire que je me sente un peu moins seule !

Des Bosses et Des Bulles

1 commentaire:

  1. et oui ce n'est pas un sujet facile...
    Pour ma part j'ai aussi supprimé les laitages mais aucun résultats vraiment probants , du coup rdv chez le gastro pas d gaité de cœur.
    Mais bon si je veux continuer a courir je n'ai pas le choix, d'autant que je louche sur un trail de 30, une première et je voudrais le faire l'esprit et le reste serein !
    Le positif du trail c'est que contrairement a la route tu trouve souvent un endroit "tranquille" ...
    bon courage !
    corinne

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